Opinion
Vivement demain !
Parce que, les choses étant ce qu'elles sont, en me rasant ou m'habillant le matin ou bien en me déchaussant puis me déshabillant le soir - parfois l'inverse quand le cœur y est - une question lancinante vient de plus en plus souvent occuper toute mes pensées : on fera comment quand on sera vieux ? Sont-ce les multiples douleurs, pas forcément violentes pourtant, qui par leur infinie variété et leur nombre grandissant chaque jour, viennent m'obliger, coûte que coûte, à me faire prendre conscience que ce doit être affreux d'être un vieux dircom ?
En avoir plein les urnes
Après les élections présidentielles de 2007, tous les espoirs étaient permis : rarement les Français s'étaient autant mobilisés pour une élection. Les participations records laissaient supposer que, cette fois, les électeurs avaient bien enregistré que le vote était utile, que toutes les voix comptaient et que voter n'était pas un acte anodin, neutre et sans conséquences.
Depuis qu'elle est en cloque...
Vous connaissez mon goût, forcément suspect mais je me soigne, pour la polémique. Imaginez donc quel fût mon plaisir, à l'évidence pervers, en découvrant la nouvelle campagne de communication du Gouvernement pour le grand emprunt et surtout les multiples réactions ainsi suscitées. De quoi faire passer sous silence une autre campagne, pour les services à la personne celle-ci, où les figurants se seraient vus contraints de prouver leur nationalité française, selon un article de Rue 89.
Mais pour en revenir à Marianne et au risque de surprendre, je dois avouer que j'aurai sans doute choisi également ce visuel si j'avais été à la place du sieur Saussez. Bon d'accord, le côté blancheur immaculée, principalement celle du couvre-chef, n'est pas sans rappeler le monde des Schtroumphs. Le rouge sanguinaire révolutionnaire a donc succombé aux enzymes gloutons des grandes lessiveuses politiquement correctes.
Le syndrome de Dorian Gray
Bien que n'étant pas psychiatre, je sais que lorsque l'on ne fait plus de différence entre son image et sa réalité, la maladie mentale n'est jamais loin. Le syndrome de Dorian Gray (et on se replonge dans sa bibliothèque où reposent les oeuvres d'Oscar Wilde) peut alors frapper à tout moment. Pour les plus jeunes, je peux citer Michaël Vendetta (et on se replonge vers TF1 et la « Ferme célébrités »), mais la hauteur culturelle de ce billet va en prendre un sacré coup, bien que le mécanisme soit sans doute équivalent, quoique plus vulgaire.
Or, cette problématique de l'image, de l'identité, de ce qui est perçu, est bien une problématique récurrente pour les communicants publics.
Porteurs de poisse
Brillant orateur fidèle au Cap'com, Dominique Wolton a déclaré dans son livre Penser la communication (Flammarion) : « Il y a toujours quelque chose de raté, d'approximatif, de frustrant dans la communication, mais ces limites structurelles sont aussi le moyen de comprendre que dans toute communication il y a l'autre, et que l'autre reste inatteignable [...]
La communication permet le rapprochement tout en manifestant la limite, indépassable de tout rapprochement. Pourquoi ? Parce que, avec la communication, le plus compliqué reste l'autre ! [...]
La communication qui devait rapprocher les hommes devient en réalité le révélateur de ce qui les éloigne ... ».
Et mon zoom, tu l'aimes mon zoom ?
La Gazette des communes du 25 janvier denier a publié une double page sur le statut des photographes territoriaux. L'article est principalement consacré au fait qu'il n'existe toujours pas, au grand désespoir des intéressés et malgré les actions de l'Union nationale des photographes des administrations et des collectivités territoriales (Unpact), un statut spécifique.
Vous savez quoi ? Eh bien si je me regarde dans une glace, qu'est-ce que je vais voir ? Un jaloux ! Pourquoi ? D'abord, si le débat concernait toute une filière « communication », je me sentirai solidaire. Mais un tel gros plan sur ce corporatisme flagrant me semble démesuré. Et surtout, l'article fait figurer un avis d'expert rappelant que les droits d'auteur s'appliquent aux photographes territoriaux et que, je cite, « lorsque l'administration exploite des photographies [...] elle doit demander l'accord de l'auteur. Elle doit ensuite le rétribuer ...».
Si nous n'étions que 100...
Cette semaine, un tout petit livre a retenu mon attention.
Si le monde était un village de 100 personnes (éditions Picquier jeunesse), écrit sous la direction de Ikeda Kayoko et C. Douglas Lummis est issu d'un message lancé sur internet en 2001 et largement repris au Japon en y ajoutant un conte, la Lettre ouverte aux élèves.
Hurler dans l'hygiaphone !
A l'instant précis où j'écris ces lignes, 260 personnes totaliseraient 3 mois, 20 jours, 7 heures et 7 minutes de temps perdu dans les services publics.
Cette information, datée donc du 18 janvier 2010, 14 h 56, est publiée en tête du site Merciservicepublic.com, adresse sous titrée « On a tous une petite anecdote à partager ».
Sur le modèle de VDM, ce site propose aux visiteurs de noter les dysfonctionnements vécus dans les services publics et le temps perdu en démarches infructueuses, voire Kafkaïennes.
L'avis des lecteurs : la vie qui nous ravit !
Ne trouvez-vous pas que notre presse locale fait beaucoup pour rapprocher le citoyen de la vie publique ? En effet, tant dans la PHR que dans la PQR, les compléments sur internet des éditions papier comportent, et quasiment tous désormais, une rubrique destinée à recueillir l'avis des internautes sur des questions d'actualité locale.
La modernité ainsi donnée à la traditionnelle rubrique « courrier des lecteurs » est également un grand pas vers une participation citoyenne plus active et vers la mobilisation des habitants sur des sujets de proximité.
Mieux, c'est le lieu où des opinions particulières, des avis très pertinents et des remarques forcément intéressantes s'expriment, offrant donc, tant au journal qu'aux collectivités locales concernées par les objets des débats, des points de vues toujours nouveaux. Surtout, les thèmes proposés sont remarquablement originaux.
Pour la réouverture des goulags, tapez 1 !
Vous savez ce que c'est, l'inspiration n'est pas toujours au rendez-vous. Donc, au moment de rédiger ce billet, j'ai conjuré l'angoisse de la feuille blanche par la sécurité de la feuille noircie, c'est-à-dire le retour vers les précédentes humeurs. Et en particulier celle écrite il y a un an jour pour jour, ou presque, 2008 prend la fuite, 2009 que du neuf.
Les programmes télévisuels étant aussi saisonniers que les emplois de perchistes ou de colleurs d'affiches, derechef les rétrospectives ont jailli sur nos écrans, dont le « Zapping de l'année 2009 » que je me suis empressé de visionner, sujet que je suis à de coupables addictions déjà avouées sur ce site. Quelle erreur, je venais de regarder les « 20 ans du Zapping ». La surcontamination était donc logique et l'overdose programmée. Je passe rapidement sur les sentiments ressentis lors du visionnage et évoqués l'an passé : déjà vu, impuissance et dégoût en particulier.
Mais là où j'ai atteint ma limite, c'est avec le résumé de ce que la téléréalité nous a offert.
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