Statuer sur le statut d'un statut statufié
Billet rédigé(e) par Marc THEBAULT le 24 juin 2009
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Une récente Lettre du cadre territorial étale sur 4 pages - et sous un titre certainement non sensationnaliste " Statut : mise à mort programmée ? " - les débats ouverts par une récente proposition de loi, connue sous le nom " collectivités territoriales : liberté de recrutement " et qui vise à autoriser les collectivités à conclure largement des contrats de droit privé, voire à en faire la règle dans la FPT. Bien sur, le micro-trottoir de mise en pareil cas est unanime pour dénoncer. Y sont néanmoins glissés, 2 témoignages légèrement à contre-courant.
Au risque d'en faire sursauter plus d'un, puis-je oser ce constat récurrent, donc lassant : toute tentative de changement fait monter plus vite les offuscations que le Viagra ne le fait avec certains appendices masculins ? Changement de sens de circulation d'une ruelle ou réforme d'envergure nationale, l'incapacité à orienter différemment son point de vue comme l'impossibilité quasi autistique à supporter de faire " autrement " sont-elles forcément un bien ? Si ça change, je vais mourir, voilà la croyance. Qu'en penserait Darwin ?
Etonnant également, personne ne semble retenir dans l'article les propos du député Jacques-Alain Bénisti, par ailleurs président de la fédération nationale des centres de gestion, qui reconnaît avoir cautionné trop hâtivement cette proposition mais qui affirme " de toute façon, le malentendu est dissipé, ce projet de loi ne verra jamais le jour ".
En somme, en oubliant le texte incriminé, la méthode employée et encore plus les intentions cachées de certains signataires, ne pouvait-on néanmoins s'interroger au minimum sur la question posée ? Comme le dit un des témoins cité, si aujourd'hui la réponse n'est pas acceptable, la question n'a-t-elle pas quelques mérites ?
Illustration : www.zapsolution.com


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Pour nous autres communicants, la question du statut reste en suspens. Le CDI reste quand même ce qu'il y a de mieux pour des postes aussi exposés. Or devoir en passer par 6 ou 7 années de CDD avant de pouvoir obtenir le seul contrat non précaire de la fonction territoriale est une aberration.
Une autre solution serait d'enfin poser le statut de communicant public comme une carrière de fonctionnaire territorial à part entière.
Dit comme ça, la première solution semble la seule plausible... hélas...