Bernard Beguin s'en est allé.
Article rédigé(e) par Dominique Mégard le 18 août 2008
Publié(e) dans la catégorie L'actu de Cap'Com
Thèmes abordés :
Il est mort samedi 16 août au petit matin, à l'hôpital de Fréjus où il passait des vacances avec sa femme et ses filles. Il a été emporté par une bactérie, une « saloperie » comme il dirait : une légionéllose qui a vaincu son organisme affaibli par un myélome contre lequel il luttait avec courage depuis 4 ans.
Nous ne lirons plus ses textes, ses élans, ses humeurs, ses coups de gueule… Nous ne recevrons ses messages qui interpellaient, incitaient encore et toujours, tous et chacun à se battre pour la vérité de l'information et de la transparence de la communication dans les collectivités et dans le « public ». Il n'en ignorait pourtant rien des arcanes et des difficultés lui qui les avait vécues au point de déplaire et de devoir quitter un poste et une ville à qui il avait beaucoup donné. Il était depuis toujours convaincu que la communication publique avait une vraie vocation : celle d'être porteuse de démocratie, de sens pour le service public, pour le service des publics. Le « citoyen » pour lui, c'était d'abord et avant tout « quelqu'un »…
Cap'Com est en deuil…
Il va nous falloir apprivoiser l'absence…
Dominique Mégard, déléguée générale
Pour ceux qui souhaiteraient venir : cérémonie à 10h mercredi 20 août au Crématorium de Lille Métropole à Watrelos (59)
- Pour ceux qui voudraient mettre un mot à sa femme Laurence et
ses filles Hélène, Emmanuelle et Mathilde : 59 ter rue de Chanzy,
Lezennes 59260
- Il écrivait il y a quelque temps : « J'aime souvent comparer
notre "communauté internautique" à un voyage "au long cours": le
chalutier, les mouettes qui suivent, les "coups de tempête", le cap à
garder, les mutineries parfois... Mais aussi, un superbe équipage avec
des matelots que nous embarquons dans chaque port, qui viennent
apporter leurs compétences des Océans de la Com', à chaque escale...
Moi qui n'ai rien d'un marin, l'image me convient assez... »
Soyons tous et chacun un peu matelot. Que tous ceux qui l'ont croisé,
connu, interpellé, aimé laissent un commentaire à la suite de cette
article.


Cap'Com publie chaque quinzaine par email une lettre d'information gratuite sur la communication publique et territoriale.

Tu as fait ta marque et tes filles ont de quoi être fières de toi. Nous aussi, tes vieux amis. Au revoir. Marie-Agnès
Je pense à Laurence et à tes filles... a leur douleur.
Trop triste pour en dire davantage, sinon que je perds un ami et que tu me manques déjà.
Ce que j'ai apprécié chez Bernard, c'est le sens et la recherche du "vrai" et du "quelqu'un". JFP
Une internaute parmi tant d'autres
La faucheuse est passée par là ... celle-là je la retiens...
Une énorme pensée pour ta femme et tes filles qui vont continuer le voyage de la vie pour toi et avec toi.
Catherine
Chaque fois que quelqu’un disparaît, tu le sais, il faut s’empresser de dire combien c’était un grand homme… Mais toi, tu n’étais pas un grand homme. Tu étais un homme, tout simplement.
Tu étais un homme, avec tes coups de gueule (et dieu sait qu’on en a eu, toi et moi), avec tes doutes (que je partageais), avec tes craintes et tes espérances. Tu n’étais pas politiquement correct. Tu dérangeais dans le décor tellement terne des collectivités locales où les hommes en gris sont de plus en plus nombreux. De là-haut, tu pourras toujours te tenir les côtes en voyant que le sarkoshow continue et contamine désormais les politiques locaux ainsi que leurs ternes communicants. La forme l’emporte de plus en plus sur le fond. Mais ça, tu l’avais compris depuis un moment. La lâcheté est érigée en mode de gestion et l’indécence en mode de communication. Professionnellement, tu ne perds pas grand-chose. Mais tu as malheureusement perdu le bien le plus précieux pour chacun d’entre-nous : la vie. La vie et le sourire d’une femme, les jeux de tes enfants, leurs cris, leurs éclats de rire et leurs larmes.
Franchement, tu fais chier Béguin. Comme d’habitude. Putain, que ta grande gueule va nous manquer…
Bien à toi,
Jean-François
Je sais que tu as fait semblant de ne pas le voir !
Sacré Bernard, t'étais chiant mais tes conneries me font encore rire !
Signé ; "Un vrai petit Milord" comme tu m'appelais.
Je te le jure Bernard, il y a vraiment des gens qu'on ne remplace jamais.
On s'est parlé il y a à peine un mois ! Pourquoi t'es parti maintenant ? On devait encore boire des coups à Nantes !!
T'es où maintenant biloute ? J'espère que tu prends un peu la tête Saint-Pierre et de son Boss sur leur médiocre communication, ils ont du taff !
Dors bien mon pt'it quinquin.
Ton "marco".
Dominique m'avait dit de t'appeler, juste avant cet été. Qu'est-ce que je regrette de ne pas l'avoir fait.
Epuisé de boulot, je suis parti loin de tout téléphone respirer dans les bras de mes gosses...
Je me souviens de notre enthousiasme autour du web, et de tes encouragements lorsque je commençait tout juste à le pratiquer en collectivité, il y a 6-7 ans.
Et puis de ton large sourire qui se voyait même par téléphone. Je ne l'oublierai pas.
Au revoir et merci BB.
la maladie a eu la peau du caïman
je ne pensais pas ça possible
ainsi disparaissent les certitudes
reste le souvenir du dir' com
très bon souvenir
et vraie tristesse
Oh nous n'étions pas toujours d'accord mais tu avais souvent raison et puis, tu en connaissais un rayon sur tout... Un vrai dico qui aidait à réfléchir.
Je me souviendrai toujours des circonstances dans lesquelles nous avons fait connaissance. Lors d une foire aux assos... "mes" gyms avaient froids en attendant la démo extérieure et toi tu monoplolisais le micro pour un jeu avec Jules Verne que tu animais avec passion... Nous nous sommes un peu enguirlandés mais ensuite nous avons appris à nous connaître, à nous apprécier.
Tu m'as conseillé sur le site du VARS par encore LM et tu lui a attribué une distinction appréciée.
Tu as réussi beaucoup de choses dans ta vie mais ce que tu as construit de plus beau, avec Laurence, c'est ta famille. Une famille de courageuses
bon boulot Bernard parmi les étoiles
Tu seras toujours parmi nous
Une autre internaute parmi tant d'autres
Message à toi mon père:
Je n'ai jamais été aussi fière de toi et d'être ta fille.
Je me permets de penser que je suis digne de toi.
Je t'aime, et saches que tu as importé avec toi une partie de mon coeur.
Ton aînée, ton Hélène...
Là tu es vraiment trop dur. On avait prévu de bosser ensemble et tu t'envoles avant l'heure. Quoi qu'il en soit je suis heureux de t'avoir connu avant que tu partes. L'assoc. va continuer malgré tout et ce sera quand même avec toi. J'espère que là où tu es maintenant, tes soucis sont devenus de l'histoire ancienne et que tu ne vois maintenant que le côté "blanc" de l'autre existence. On se retrouvera sûrement un jour mais d'ici là, merci d'avoir été ce que tu es !
Martial.
Claire Thiriet
Une pensée pour Dominique et les "historiques" de Cap Com auprès desquels tu avais une grande place...
Le courage de ses convictions, professionnelles, civiques, humaines.
Le courage, formidable, incroyable, devant la maladie. La rage de témoigner... et de vivre.
Le courage n'a pas suffit. La rage c'est la nôtre, aujourd'hui, devant ce combat finalement perdu, qu'il avait mené avec panache et modestie en même temps.
Salut Bernard.
j'apprends en cette rentrée le grand départ de Bernard. Comme tu l'as vu, la nouvelle nous ébranle, nous tous qui nous sommes frottés à lui. Ton père était effectivement une personnalité dans notre petit univers où la contradiction, la passion des mots, les débats sans fin, les grandes idées et les petites vanités font scintiller nos réunions de famille. J'ai lu ton post, qui m'a valu un coup d'émotion et l'élan d'y répondre un peu. J'ai peu connu ton père, mais je sais qu'il t'a forcément insufflé ce qui le caractérisait beaucoup à mes yeux : la liberté. Bernard était un homme libre, de cette liberté acquise dans l'affranchissement, dans les coups durs et les vrais bonheurs. Une liberté cultivée comme une éthique de vie. C'est cette liberté sans concession que nous aimions chez lui, que nous lui enviions sans doute un peu aussi. C'est ce souffle de liberté dont tu es forcément aussi dépositaire, et il me semble que c'est une sacrée offrande qu'il t'a faite là.
Bien à toi, et bien à lui.
J'ai trouvé la tienne et je la regarde.
Le Caïman s’en est allé…
Toi mon père, mon frère, mon ami, mon camarade, mon BB,
Toi qui m’as tant aimé, tant protégé, tant apporté, tant écouté
Je me sens bien seule depuis que tu nous as quittés si brutalement…
Je ne trouve pas les mots pour exprimer à quel point je suis anéantie,
Je reste sans voix, ne réalisant pas encore ta disparition,
Toi qui devais juste partir te détendre quelques temps,
Tu ne m’es jamais revenu vivant…
Je te retrouve, après plusieurs semaines de séparation,
La, dans cette pièce sombre, bordé d’un linge blanc, allongé, sans vie,
Je n’ai pas d’autre réaction que de m’effondrer sur ton corps froid et immobile,
Et je reste la, seule, à tes côtés serrant ta main qui, désormais, me paraît si fragile…
Chaque matin, je me surprends, encore, à espérer me réveiller de cet affreux cauchemar,
Mais le jour se levant, la réalité me rattrape, tu n’es plus de ce foutu monde,
Je n’ai, comme seule consolation, que de brèves apparitions
Durant mon sommeil de toi mon Papa, mon Papa Bernard…
Ton absence m’est insupportable, invivable, tout simplement immonde,
Je crie l’injustice, toi qui t’es battu corps et âme contre cette infection,
Tu partiras en souffrant des suites de cette perverse bactérie…
En laissant derrière toi des centaines de personnes bouleversées par ton départ si rapide,
En particulier, nous, tes 4 femmes, qui, à présent, avons le regard bien vide.
Et moi comme toute petite fille, concernant son père, je te croyais invincible, immortel,
Tu n’étais qu’un homme, bon et juste de surcroît, mais un homme meurtri,
Handicapé par cette saloperie de crabe rebelle,
Qui t’aura finalement coûté la vie…
Tu étais mon père, mon frère, mon ami, mon camarade, mon BB…
Je t’aime Papa, repose en paix… Ton Hélène